Chronique – Patrão journal

A ce stade, je n’ai plus d’excuses pour avoir lâché ce blog, mais je suis plus que contente de revenir par ici avec de nouveaux articles. Et je commence avec rien d’autre que la chronique d’une auteure auto-éditée ! Sarah, aka Anonym Cat de son nom de plume, m’a gentiment envoyé son premier roman auto-édité Patrão Journal. L’occasion de te le présenter aujourd’hui et de te faire part de mon ressenti lecture !

Résumé

Aaron possédait absolument tout, il pouvait être considéré comme l’adolescent le plus heureux du monde. Mais lorsque son monde parfait s’écroule avec la mort du chef de l’une des plus dangereuses mafias mexicaines, Aaron n’a pas d’autre choix que de tout abandonner. 

De Paris au Mexique, des grands palaces aux cellules, des rires aux pleurs ; Aaron avait tout affronté pour prouver qu’il n’était pas seulement un enfant. Mais qu’il avait l’étoffe d’un chef, d’un leader. 

Venez découvrir la fabuleuse et douloureuse histoire du Patrão, l’homme aux milliards de peines.


Patrão Journal, un roman qui se lit d’une traite

Un de mes critères pour lire un livre, et surtout le terminer, est la fluidité de l’écriture. J’ai besoin que ce soit simple, agréable, sans complexité inutile. Encore plus lorsque cela touche à des thématiques lourdes comme ici avec la mafia (Un peu de violence pour mon estomac sensible ok, mais faites que ce soit beau !) Avec Patrão journal, on retrouve cette fluidité chapitre après chapitre. L’auteure a une jolie plume, elle maîtrise son texte et ça se ressent : pour cela chapeau !

Outre la forme, je trouve ce premier roman bien dosé dans sa composition. On est directement plongé dans l’action : l’histoire commence avec Aaron faisant ses premiers pas en tant que futur chef de mafia. Malgré tout, l’auteure nous donne suffisamment d’informations pour que l’on comprenne ce qu’il se passe, sans pour autant nous noyer et sans casser l’action qui commence à se dessiner. On observe l’évolution du personnage principal qui doit affronter épreuve après épreuve pour obtenir son titre de chef. J’ai particulièrement apprécié les faiblesses exposées d’Aaron : certes, il se bat pour devenir chef de mafia, mais il en reste humain. Et un humain encore très jeune pour n’être qu’un homme sans peur et sans pitié ! Il sait s’imposer, il est intelligent et vif d’esprit, mais il n’est pas la caricature d’un mafieux sans foi ni loi qui n’a peur de rien. Pour moi, c’est un bon gros point car plus qu’humaniser un personnage, ça lui ajoute une touche de crédibilité.

El Patrão, un chef de mafia trop jeune ?

S’il y a un bémol que je retiendrais pour ce roman, c’est l’âge du personnage principal. Aaron n’a que 18 ans lorsqu’il est nommé à la tête d’une mafia mexicaine. Même si l’auteure ajoute quelques petites touches d’innocences par-ci par-là (et heureusement !), j’ai vraiment bloqué sur cet âge qui selon moi, manque de crédibilité. Les conditions de son ascension sont déjà un peu grosses pour moi : un petit français qui n’a jamais mis les pieds au sein de la mafia, ni même dans le pays où réside cette mafia, est nommé successeur du défunt chef actuel ? C’est déjà un peu gros, mais alors rajoutons qu’il n’a que 18 ans et même si à cet âge on peut avoir vécu beaucoup de choses, on ne connait pas grand chose de la vie. Par conséquence, le voir se dresser face à des hommes plus âgés, plus expérimentés et parfois plus puissants que lui tout en créant l’illusion me laisse un peu perplexe. Tout le but de ce premier roman est de montrer son ascension, d’entrer dans sa tête et de comprendre son cheminement vers le pouvoir à travers des épreuves plus que compliquées, et c’est vrai que l’auteure réussit très bien à retranscrire ce moment ! Malgré tout, je n’ai pas réussi à passer ce blocage sur son âge, trop jeune pour moi, ce qui a entaché mon appréciation de ma lecture. Quelques années de plus n’auraient pas été de trop !

Ce que j’aurais aimé retrouver

Si je ne dis pas de bêtises, ce roman est le spin-off d’un autre roman de l’auteure, où l’on suit l’histoire de deux femmes agents secrets qui ont croisé la route d’Aaron. Fait très important, puisqu’en plus d’avoir marqué sa vie par le passé, elles viennent bousculer son futur dans Patrão journal. Si on a un aperçu de qui elles sont, on ne sait finalement pas grand chose à leur propos. Dans la même veine, l’auteure nous introduit le temps d’un chapitre le précédent chef de la mafia, celui-la même qui a nommé Aaron comme successeur, mais on ne sait que très peu de choses sur lui et sur sa relation avec Aaron. J’aurais adoré avoir des flashbacks les concernant, assister à la naissance de leur relation et à l’évolution qui a entraîné un changement de destin radical pour Aaron. L’idée derrière ce roman étant les mémoires d’Aaron, ça aurait pu faire sens et ça aurait été top ! D’ailleurs, j’aurais beaucoup aimé retrouver ce côté « écriture des mémoires » à d’autres moments du livre et pas seulement au tout début.

Mise à part cela, j’ai passé un bon moment avec ce roman et la fin, bien que très frustrante par son rebondissement, annonce une suite qui promet encore plus d’actions (et probablement plus de sang !). Je suis curieuse d’en apprendre plus à propos del Patrão, de voir son ascension en tant que chef de mafia et de comprendre ce qui a bien pu se passer avant que je ne plonge dans les premières pages de ce livre !

Tu peux retrouver ce roman sur Amazon !

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