Chronique – Adopted Love

Ma dernière chronique sur ce blog date de mai et il était temps que je me remette sur mon clavier ! Et pour ce faire, rien de mieux que le dernier tome de Adopted Love écrit par Gaïa Alexia.

Résumé

Réunis par leur passé, l’avenir les portera-t-il dans la même direction ?

Teagan Doe pensait en avoir terminé avec la justice mais celle-ci n’entend pas l’oublier si facilement. Alors que les ennuis sont de nouveau au rendez-vous, une vieille connaissance dit pouvoir le sortir d’affaire. Mais pas à n’importe quel prix. A-t-il vraiment plus à gagner qu’à perdre s’il accepte le marché ?

De son côté, Elena doit trouver le moyen d’aller de l’avant. Difficile cependant quand son quotidien lui rappelle chaque seconde ce par quoi elle est passée. Le futur qu’on trace pour elle la terrifie, mais est-elle prête aux sacrifices demandés pour se libérer ? Teagan et Elena devront apprendre à trouver les mots justes pour rester soudés envers et contre tous. Réunis par leur passé, l’avenir les portera-t-il dans la même direction ?

Retour réussi ?

Pour tout avouer, j’étais à la fois excitée à l’annonce de ce troisième tome et complètement frileuse. Pour moi, le deuxième tome était une fin parfaite pour l’histoire de Teagan et Elena. Certes, il y avait encore quelques questions sans réponses, mais ça ne me gênait pas vraiment. Toutefois, j’ai tellement aimé les premiers livres et les personnages que je ne pouvais rester indifférente à l’idée d’en découvrir un petit peu plus.

Mais alors, déçue ou pas déçue de ce nouveau livre ? Et bien, je suis un peu mitigée. Comme je le disais, j’aime beaucoup les personnages et il est toujours plaisant d’en apprendre plus sur eux, leur personnalité, leur passé et la construction de leur futur. Mais plus je lisais les chapitres et plus j’avais du mal à m’attacher à l’histoire. A vrai dire, j’avais presque du mal à reconnaître l’atmosphère des premiers romans. Dans cet opus, le style est plus humoristique que les précédents, mais trop poussé et pas bien amené à mon goût. Une impression étrange et de loupé me gagnaient à chaque scène qui me laissait perplexe. La conséquence principale en est le manque de réalisme. Je pense notamment à certaines scènes assez cocasses qui décrédibilisent complètement le rôle des parents. Je veux bien que certains parents soient cool, mais là ça va bien au-delà de ça, ce n’est juste plus du tout crédible ! En lisant certains passages, j’avais l’impression que l’auteure essayait d’apporter un côté fun à l’histoire, notamment à travers les dialogues, mais ça effaçait le caractère des personnages des parents, bien trop passifs à l’égard des ados. Je ne parle même pas de la scène de l’église qui pour moi est passée à côté. Elle aurait pu amener sur une réflexion importante, la perception de la religion et comment elle est utilisée pour faire peur à des êtres crédules (ici des enfants). Cette scène aurait pu être un élément déclencheur pour rapprocher deux personnages en leur montrant un point commun de leur passé, mais au lieu de ça, je n’ai retenu qu’une scène à la limite de la parodie et qui m’a laissé bien perplexe !

Ces détails qui me dérangent…

Et malheureusement, toute ma lecture a été ponctué d’éléments de l’histoire me laissant perplexe, parfois incrédule et souvent frustrée. Une bonne partie du roman est consacrée à la reconstruction d’Elena qui doit surmonter le traumatisme de son agression sexuelle. Oui mais voilà, elle n’est pas prête à suivre correctement sa thérapie. Aucun jugement ici, chacun surmonte un traumatisme à sa manière. Sauf qu’une conversation entre elle et sa meilleure amie m’a juste laissé sur les fesses… Je ne vais pas rentrer dans les détails pour ne pas dévoiler entièrement le contenu du livre comme d’habitude, mais disons que le message véhiculé derrière me met mal à l’aise. Une agression sexuelle est très lourde à porter et encore plus à surmonter et la solution proposée me semble juste déplacée. Peut-être n’est-ce que moi, mais j’avoue avoir bloqué sur ce détail.

Et avec du recul, je pense que pas mal de messages véhiculés dans ce tome me posent problèmes. Le suivant est assimilé à Sally, la meilleure amie d’Elena. Dès le début, elle est décrite comme étant adepte du style gothique. Je passe toutes les blagues récurrentes de Benito envers elle et son style, la qualifiant de sorcière à tout va pour me concentrer sur tout un passage spécial relooking. Sally avoue avoir adopté ce style pour embêter sa mère et Elena va la persuader de changer de look pour un plus « normal » et va d’ailleurs éprouver une « fierté » une fois le changement de look opéré. Sans parler de toute l’attention que Sally va amener sur elle une fois son apparence « normale » adoptée et le fait qu’elle se sente tellement mieux maintenant. Il y a clairement une opposition entre les deux, d’un côté que des termes péjoratifs et de l’autre des compliments. L’un est ouvertement moqué, l’autre est montré comme la norme. Bon. Une fois de plus, je ne suis pas concernée car je ne m’identifie pas au mouvement gothique, mais en lisant tous ces passages, je n’ai ressenti qu’un dénigrement envers ces personnes qui embrassent ce mode de vie avec fierté. Je pense que ce n’était qu’une maladresse de la part de l’auteure, mais tout de même, ça m’a pas mal agacé…

Une fin trop rapide et un peu facile ?

La deuxième intrigue de ce roman est l’enquête de Teagan sur la mort de son père. Ce que j’ai trouvé super intéressant, c’est d’en apprendre un peu plus sur le background de Teagan qui jusqu’à présent restait plutôt flou. On le voit essayer de découvrir ses racines et forcément, c’est touchant !

Sauf que. La résolution de l’enquête est plutôt facile et même évidente. Il faut tout de même relever que Adopted Love reste une romance et non pas un roman policier donc on ne peut pas vraiment critiquer ce point. Malgré tout, ça m’a laissé un petit côté « ah, tout ça pour ça ! » moi qui m’attendais presque à une grosse révélation à m’en faire péter le cerveau. Après tout, c’était une des intrigues principales de ce tome… Pas grave, au moins on en sait un peu plus sur le passé de Teagan, tout aussi triste que l’a été son enfance.

Comment résumer cette lecture ? Un peu difficilement. Je crois que je suis déçue car les deux premiers tomes avaient été un vrai coup de cœur alors que ce troisième tome me pose plus de problèmes. J’ai vraiment eu l’impression qu’il était à l’opposé des deux premiers de par son style, les messages véhiculés (si les deux premiers m’avaient touché à bien des égards celui-ci m’a plus fait grincer des dents) et la construction de l’histoire par elle-même. Je ne sais pas, j’ai l’impression que celui-ci est moins aboutit quelque part. Il y a pourtant quelques points positifs à ce tome, mais ils ont été balayé par les éléments négatifs décrit précédemment et qui les masquent complètement à mes yeux. Je sais que pas mal de lecteurs ont apprécié cette lecture et peut-être que c’est (sera?) ton cas également, mais ce troisième tome n’était pas pour moi et je regrette un peu que l’auteure n’ait pas arrêté l’histoire de Teagan et Elena au tome 2…

2 réflexions sur “Chronique – Adopted Love

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s