Chronique – La Nouvelle Arche

La voici, la voilà, la première chronique de cette année 2020! Et rien de mieux qu’un avis sur La Nouvelle Arche, roman écrit par Julie de Lestrange qui a eu la gentillesse de me l’envoyer et quelle découverte! Par manque de temps, j’ai dû le lire petit à petit et finalement, c’était un mal pour un bien car cela m’a donné l’opportunité de bien profiter de ma lecture. Chose assez rare chez moi qui ai tendance à avancer au plus vite pour en lire un maximum, en un minimum de temps.

Résumé

Spécimen : enfant maintenu en gestation artificielle pendant quinze années. Donne naissance à un membre actif et productif de la Communauté.

Mathilde est l’une des premières. Aujourd’hui âgée de 20 ans, elle s’occupe des futures générations qui grandissent au Centre. Comme elle, ces spécimens n’auront pas d’enfance. Comme elle, ils naîtront, prêts à se battre, pour affronter l’ennemi invisible qui terrorise leur Communauté.
Aussi, lorsqu’un mal étrange frappe certaines unités, Mathilde cherche à tout prix le moyen de les sauver. Et ce qu’elle découvre pourrait bien remettre en cause sa propre humanité.
Mais peut-on être seule à changer le monde ?
Désormais, elle n’a plus qu’une alternative : se taire. Ou combattre.

Une dystopie à la limite de notre présent

Si cette histoire a pour fond une dystopie, on ne peut ignorer le fait que certains éléments sont assez proches de notre réalité. Des faits sociétaux magnifiés par un aspect futuriste, mais si on enlève les artifices technologiques, on se rend vite compte qu’ils pourraient faire partie de notre réalité. D’ailleurs, à aucun moment l’auteure mentionne l’espace temps de son histoire. Vu les avancées technologiques, scientifiques et écologiques, on vient à supposer qu’elle se déroule dans un futur, on ne sait tout simplement pas sa proximité. Et sur ce point, je m’interroge! Je me demande vraiment si c’est une volonté de l’auteure qui nous cache délibérément ce détail… A voir !

Ce premier tome nous introduit à cet univers propre à l’auteure et une bonne première partie est consacrée à la découverte des protagonistes, de l’atmosphère pesante dans laquelle ils évoluent et des prémices de l’intrigue se mettant en place. Si le début est plus descriptif, l’action démarre en trombe vers la moitié du roman pour se finir en apothéose. Personnellement, ce rythme ne m’a pas dérangé et la jolie plume de Julie de Lestrange a contribué à me faire passer un très bon moment. Malgré tout, son récit n’est pas trop lourd ni ennuyeux et on voyage assez facilement au sein de cette dystopie.

Personnages et choc générationnel

Ce que j’ai apprécié avec cette histoire, c’est d’avoir deux sortes de personnages: l’ancienne génération, à savoir des êtres humains issus de la première génération comme on l’a connait aujourd’hui et la nouvelle génération née par gestation artificielle. On peut parler de choc générationnel flagrant dans le sens où ces deux genre humains n’ont pas connu la même évolution et n’ont pas la même vision sur la vie. Mathilde, personnage principal de La Nouvelle Arche, en est l’exemple parfait. On suit d’ailleurs sa transformation, et donc son évolution, entre le début du roman et la fin de ce premier tome. Sans spoiler, on voit qu’elle commence à gagner en liberté et à s’affranchir de toutes les règles dans lesquelles elle berce depuis son enfance! Par conséquent, en découvrir plus sur Mathilde et assister à la fin de sa mission sont les deux éléments qui me donnent envie de foncer lire la suite!

Bonne élève et élément prometteur du Centre, Mathilde est attachée aux règles de la Communauté et à tous ce qu’elles représentent. Elle partage un lien superficiel avec ses parents biologiques et le fossé entre eux est perceptible, comme il l’est pour les deux générations en générale! C’est cette différence mise en avant qui est, je trouve, très intéressante à exploiter et à mettre en parallèle avec notre réalité. En soit, plus qu’un roman, La Nouvelle Arche invite à réfléchir et rien que pour ça, j’adore!

Une ouverture sur le tome 2

Tout s’enchaîne sur les derniers chapitres. Nos certitudes sur l’univers dans lequel on évaluait sont ébranlées de la même façon que le sont celles de Mathilde. Le premier tome se termine en queue de poisson comme on dit et laisse présager un second tome qui démarrera sur les chapeaux de roues! Alors si cette chronique t’a donné envie de découvrir ce premier tome, je te conseille de te tenir prêt-e à foncer sur le deuxième une fois ta lecture terminée!

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